Profit, la serie qui aurait du cartonner

Il y a quelques temps, j’avais parlé de la série Sherlock peu de temps après sa sortie (j’attends d’ailleurs toujours la saison 2). Aujourd’hui bon dans le passé avec la présentation d’une série datant de … 1996 ! J’ai nommé : Profit.

Le boum des séries a commencé dans les années 2004-2005 avec Lost, Prison Break et compagnies. Manque de bol pour celles sorties avant ; à part quelques Friends et compagnies, beaucoup sont passées à coté d’un succès auprès du public international d’aujourd’hui, toujours plus avide de séries. Dans les grandes injustices du ce monde, je compte : la faim dans le monde, le succès d’apple et l’arrêt de Profit après seulement 8 épisodes. Explication :

Jim Profit est employé dans Gracen & Gracen, grosse multinationale très diversifiées. Suite à une crise cardiaque de son prédécesseur, Jim arrive vice-président du département des acquisitions. On découvre vite que derrière cet homme au look BCBG se cache un froid manipulateur qui ne recule devant rien pour obtenir ce qu’il veut. Chantage, mensonge, vol et j’en passe : tout est bon si cela lui permet de gravir les échelons du pouvoir chez G&G.

La série s’ouvre avec Profit faisant chanter une secrétaire pour obtenir les codes d’accès à des dossiers confidentiels en échange de son silence pour du détournement de quelques centaines de dollars servant à soigner la mère malade de celle-ci. Si avec ça on n’est pas fixé sur le personnage… On découvre en parallèle son passé trouble qui a fait ce qu’il est, rien de très joli.
Que faire avec cette secrétaire qui est inconfortable avec les magouilles de Profit ? Dans quel but séduit il la femme de son patron ? Qui a révélé ce scandale au sujet de cette filiale ? Est-ce que son prédécesseur est réellement mort d’une crise cardiaque ?

Chaque épisode est entrecoupé de monologues de Jim en voix off. Cela permet de comprendre l’état d’esprit dans lequel il se trouve et de rentrer vraiment dans la série. Ce personnage est un salaud profond mais on ne peut s’empêcher de l’admirer, de craindre quand il est en difficulté ou d’être désolé pour lui quand un de ses coups rate (temporairement évidement, il contrôle toujours tout). Il me fait penser à Dexter sans le coté « pour rendre le monde meilleur » et plus intelligent (disons le franchement, Dexter accumule les conneries compensées par une chance de cocu).
La série est considérée comme en avance sur son temps, ce qui expliquerait le manque de succès et l’arrêt de la production, un grand dommage.

Si vous aimez cette ambiance sombre dans un cadre un peu old school (quand on voit la gueule de l’informatique, on comprend que ça a 15 ans), je vous encourage à vous procurer cette série, un régal. Sur ce, je vais allez revoir le pilot en vous laissant les trailers pour ceux qui ne sont pas convaincu (j’adore la première).

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