A la recherche du Bonheur National Brut

Intéressons nous un peu au Bhoutan aujourd’hui, pays que moins d’une personne sur 10 arrive à placer sur une carte (mais ça vaut aussi pour la Belgique ça). Ce petit pays (oui je sais la Belgique est plus petit) coincé entre l’Inde et la Chine a eu la chance en 1972 de voir Jigme Singye Wangchuck succéder à son père pour le trône du Bhoutan.

On se couchera moins con ce soir, CC-BY-SA OSM

En réfléchissant comment mener sa politique de gestion du pays, celui-ci a regardé ce qui se passait dans le monde. La plupart (on me souffle « tous » dans l’oreillette) des pays occidentaux ont pour but de maximiser leurs richesses. Si les gens réussissent économiquement, ils pourront se payer une piscine en marbre et fumer des cigares cubains donc être heureux. CQFD.
Derrière cette logique implacable, il constate que à coté de ceux pour qui ce modèle a réussi (et qui ne s’en plaignent pas), il y a de (très) nombreuses personnes qui vivent dans la pauvreté, misère et solitude. La recherche de richesse creuse d’en plus en plus les inégalités entre les gens, c’est un fait indéniable.

Tient donc, se pourrait-il que notre modèle si parfait ne le soit donc pas ? Non pas possible ! Je ne vois d’ailleurs pas comment on pourrait vivre d’autre.

Et c’est là que ce brave Jig eut une bonne idée. Plutôt que d’essayer de maximiser la richesse de la population, essayons de maximiser le bonheur de la population. Être heureux sans être riche ? Oui je sais, moi aussi j’étais très septique, ça va pourtant à l’encontre de ce que l’histoire nous a montré.

Bhutan Gross National Happiness
Slogan sur le mur de l'école des arts traditionels de Thimphu

Comme le PIB (Produit Intérieur Brut) et IDH (Indice de Développement Humain) n’étaient pas des indices satisfaisants pour lui car trop axés économie, il a inventé le BNB (Bonheur National Brut). Après un peu d’expérimentation, ils sont arrivé à un indice se basant sur une série de 7 facteurs :

  • L’économique
  • L’environnement
  • La santé physique
  • La santé mentale
  • Le bien être au travail
  • Le bien être social
  • La santé politique

Chacun de ces critères est évalué individuellement via des enquêtes auprès des gens et des statistiques (le nombre de plaintes au travail, d’agression, de divorce, de malades graves, l’usage des antidépresseurs,…). Ils sont ensuite rassemblés pour donner un taux de bonheur.
Aussi incroyable que ça puisse paraitre, ils mesurent le bonheur quantitativement.

Avec ce but en tête, toute une série de mesure a été instaurée ayant pour but la croissance non seulement économique (parce que bon c’est quand même important) mais aussi la conservation et développement de la culture, sauvegarde de l’environnement et une bonne gouvernance responsable. Il a ainsi instauré l’apprentissage de la langue nationale (le dzongkha) dans les écoles et encouragé à porter l’habit traditionnel en publique pour préserver la culture.
En 2008, il laisse son fils prendre sa place sur le trône en déclarant « Pourquoi couronner un héritier seulement quand la nation est en deuil du dernier roi ? ». Ce couronnement aura été l’occasion de réaliser les premières élections législatives (il était temps) avec la création d’un parlement capable, entre autre, de destituer le roi par vote aux 2/3. Le tout dans le but de maximiser la santé politique via la démocratie et liberté individuelle.

Tout n’est évidement pas parfait. Ce critère est très critiqué car la notion de bonheur en elle même est très subjective. Le Bhoutan est très influencé par les valeurs du Bouddhisme (le roi aime par exemple vivre dans la simplicité d’une cabane de bois plutôt que son palais).
La modernité que nous connaissons est par exemple loin d’être présente. La tv est arrivée en 1999 (dernier pays au monde), ils ont internet mais pas de feux de circulation et un tourisme très faible. Le fait que la loi oblige a porter des habits du 14eme siècle est également très discutable de notre point de vue occidental.

Pour en rajouter un peu sur la subjectivité de l’indice, la Corée du Nord, pays d’accueil du sympathique Kim Jong Il, a également mit en place un indice similaire sans en dévoiler les composants mais avec des résultats surprenants. La Chine arrive première, Corée du Nord deuxième, suivit de Cuba et de l’Iran, tandis que la Corée du Sud est 152eme et les États-Unis sont derniers. Une chose est sûr, la démocratie ne rend pas heureux chez eux.
Comment ça propagande ? Où allez vous chercher ça ?

Cette subjectivité en fait qu’il est très difficile de comparer deux états. Qui est plus heureux que qui si on ne se met pas d’accord sur la définition du bonheur ? Mais est-ce seulement si important de se comparer à son voisin ?


Vidéo du GNHFund

Le cas d’une monarchie bouddhiste de 600.000 habitants et celui de nos pays capitalistes de plusieurs millions d’habitants sont évidement forts différents mais ne faudrait il pas considérer néanmoins ce modèle ? En ces temps de crise économique, il me semble assez opportun de se remettre un peu en question…

Notch vs Bethesda : comment répondre à l’absurde par l’humour

Aaah les brevets, les copyright et noms déposés. A la base, une très bonne idée : protéger les créateurs de contenus pour encourager la création et éviter les gens qui se font du profit sur le dos des autres.
Aujourd’hui j’ai l’impression que on ne protège plus rien du tout, on permet juste aux très riches qu’ils le deviennent encore plus et de temps en temps une petite gueguerre entre géants pour divertir la plèbe et emmerder son concurrent en profitant du système.
Les exemples sont nombreux dans le monde de l’informatique, mais parlons du cas de Notch contre Bethesda que je trouve intéressant.

Markus Persson, alias Notch, le créateur de Minecraft (3 millions de ventes pour un jeu en beta, je dis chapeau), travaille sur le développement de Scrolls, le prochain jeu de Majong AB. Comme il l’a fait pour Minecraft, suite aux conseils de ses avocats, il fait une demande pour enregistrer le nom Scrolls.
Un peu plus tard, il est contacté par les avocats de Bethesda Softworks (Morrowind, Oblivion, Fallout 3). Selon eux, le nom Scrolls viole le trademark sur « The Elder Scrolls ».
Notch répond donc qu’il ne pense pas qu’il y a violation pour un seul mot. La chance de confusion lui semble très faible mais il veut bien s’engager à ne rien mettre devant le mot « Scrolls ». Une extension s’appellerait par exemple : « Scrolls – The Banana Expansion ».

Début aout, il reçoit par la poste une lettre de 15 pages venant d’une compagnie d’avocats Suédois pour lui demander d’arrêter d’utiliser le mot Scrolls, qu’ils avaient déjà engagé une procédure devant la justice et demandaient déjà pas mal de fric. Sur Twitter, Notch défend les développeurs de Bethesda en disant que c’est le département judiciaire qui est responsable et demandait s’il n’y avait pas moyen de régler ça à l’amiable. Il est intéressant de remarquer que le décalage entre le département juridique et celui des développeurs est flagrant.
Plus de nouvelles pendant quelques jours, normal Notch s’est marié le weekend passé (mais a continué à alimenter son Twitter, ça en dit long sur la geekitude du personnage).

Et finalement ce mercredi, il publie un article sur son blog que je traduis ici :

Hey, Bethesda! Réglons ça!

Je suis de retour et tout excité.

Le mariage était merveilleux et personne n’a profité de mon absence pour saboter mon pc.

La seule chose négative pour l’instant est cette poursuite absurde au sujet du trademark sur Scrolls et je pense avoir trouvé la solution parfaite :

Vous vous souvenez de cette scène dans Game of Thrones où Tyrion choisi un procès par la bataille à Eyrie ? Et bien, faisons la même chose!
Je lance un défis à Bethesda à une partie de Quake 3. Trois de nos meilleurs guerriers contre trois de vos meilleurs guerriers. On choisi un niveau, vous choisissez l’autre, le dernier est choisi au hasard. Des matches de 20 minutes, l’équipe avec le plus grand taux de frag sur deux niveaux gagne.

Si nous gagnons, vous abandonnez la poursuite.

Si vous gagnez, nous changeons le nom de Scrolls pour quelque chose qui vous convient.

Quel que soit le résultat, nous pouvons toujours avoir un petit texte quelque part disant que notre jeu n’a aucun lien avec votre série si vous le désirez.

Je suis sérieux au passage.

Il est agréable de voir que certains gardent de l’humour dans ce genre de situation. On attend toujours la réponse de Bethesda mais malheureusement, je doute que cela se passe comme ça, les juristes ne sont pas célèbres pour leur humour (vous avez déjà vu un easter egg dans un code judiciaire ?).

Le déni plausible

Le déni plausible est une notion assez intéressante et qui, une fois appliquée à l’informatique, me semble une très bonne piste à creuser pour la protection de la liberté d’expression et vie privée.

Les systèmes utilisant cette notion permettent, via des procédés cryptographiques et sténographiques, à l’utilisateur de nier certains faits sans qu’il soit possible de vérifier l’authenticité de ses dires.

C’est le cas par exemple de TrueCrypt qui permet de cacher un volume chiffré à l’intérieur d’un autre volume. Il est ainsi impossible (si le procédé cryptographique a été bien appliqué) pour un observateur externe de savoir si le volume dont on a obtenu la clef (via n’importe quel procédé plus ou moins acceptable) soit le seul existant.
On imagine facilement l’utilité d’un tel système. Le volume principal contiendrait par exemple des clés gpg ou données à caractère personnelles (les photos de cette fameuse soirée à l’ambassade de Norvège). A cela, on vient rajouter un volume caché contenant des données qui pourraient causer des problèmes plus sérieux si elles venaient à être découvertes.
Bon bien sur il faut pas craquer et avouer l’existence de ce volume au premier coup de bottin mal placé…

Un autre exemple est OneSwarm qui est un service de P2P fonctionnant sur le principe de F2F (je ne partage qu’avec mes amis qui partagent à les leurs,…) garantissant l’anonymat à chaque lien. Si un fichier illégal transite sur ma machine, rien ne prouve que c’était pour moi, je peux tout à fait être un simple relais entre deux de mes amis qui eux sont des gros pirates. Ou alors c’est leurs amis ? Enfin vous voyez le principe.
L’utilisation du service n’a rien d’illégal et un juge ne peut prouver que c’est vous qui avez fait la demande pour le DVDRIP de la compile des soirées à l’ambassade de Norvège.

Bon sur la papier c’est bien beau mais il ne faut pas non plus oublier la différence entre la théorie et la pratique et les limites du système. Rien ne dit qu’un jour, on ne découvrira pas une méthode pour détecter les archives chiffrée TrueCrypt. Dans le cas de OneSwarm, si plusieurs nœuds sont corrompus et que l’on voit que le fichier est rentré mais pas ressorti (ou espionnage au niveau de l’ISP), le déni plausible est nettement moins crédible…

Reste que cela reste un beau concept lorsqu’il est mit en place de façon efficace. Une façon de faire un bras d’honneur à ces groupes qui veulent restreindre la liberté sur internet et maximiser le contrôle sur les utilisateurs.
Notons au passage que ce principe est tout à fait compatible avec les logiciels libres (les deux exemples cités le sont), la sécurité se fait sur des principes mathématiques, pas sur le fonctionnement mystérieux du programme.

Les malwares sous Android

« Un nouveau malware pour Android un peu trop curieux » titrait Clubic hier soir.
C’est le vers DreamDroid qui ferait des ravages ces derniers temps en enregistrant l’intégralité des conversations.

Des occasions comme celle-ci se manifestant d’en plus en plus souvent comme le montre Cnet via la graphique ci dessous. A ces occasions, il y a toujours une personne pour lancer un petit « ah ça avec mon iPhone, y a pas de problèmes avec le contrôle d’Apple ». Essayons de répondre à ce troll de façon intelligente.

Credit Lookout

Quel est le type de menaces que l’on peut rencontrer ?
Il y a d’abord le pishing qui vise de façon indifférente toutes les plateformes. Facile à éviter, il suffit de se souvenir où se trouve son cerveau avant de cliquer comme un fou sur tout ce qui bouge ou répondre à ce brave Nigérien voulant nous léger sa fortune. Derrière ce coté caricatural on a aussi du pishing plus subtile comme un site se faisant passer pour gmail. La barre d’adresse étant minimisée par défaut sous Android, pensez à la vérifier quand vous devrez indiquer une information sensible.

Nous avons ensuite, les applications abusant des permissions requises pour voler des informations. Là encore une fois, il suffit en général de réfléchir un peu.
Pour chaque application, une série de permissions est requise pour délimiter à quoi celle-ci a accès. Techpp passe en revue la liste des permissions. Lorsque l’on nous indique la liste des permissions à accorder, tournez 3 fois votre téléphone dans votre bouche avant d’accepter. Est-ce que CHAQUE permission est justifiée ? Pourquoi cette application a-elle besoin de lire le contenu de ma carte SD ? De connaitre votre position géographique ? Si vous avez un doute, n’installez pas l’application à moins d’être sûr qu’elle soit légitime (l’avoir trouvée en cherchant « best FPS android » dans Google n’en fait pas une légitime).
Un problème avec les permissions est que certaines ne sont pas très précises. Par exemple il est légitime qu’une application sache si vous recevez un appel (elle se met en pause) mais le problème est qu’elle connait ainsi l’identité du contact par la même occasion. Il est normal que l’application stocke ses données sur la carte SD mais par cela elle a accès également à toutes les autres données stockées dessus. Elle pourrait tout effacer ou récupérer les mots de passes stockés en clair. Vraiment, je trouve qu’il faudrait affiner ce système de permission mais avec un peu de jugeote vous pouvez éviter facilement le pire. Si vous avez un doute, vous pouvez également envoyer un email au développeur pour lui demander de se justifier.

Des applications comme celles-ci se glisse parfois dans l’Android Market qui, contrairement à Apple, ne contrôle pas le contenu de l’application. C’est certes moins sécurisé mais le contrôle stricte me fait fort penser aux totalitaires qui imposent des choses contraignantes « pour votre sécurité », c’est comme ça qu’on justifie toutes les infractions à la vie privée ou liberté d’expression au passage. Je me considère assez intelligent pour choisir moi même les applications que je veux et j’en ai assez de cette pensée pré-mâchée.

Après il y a aussi le problème des applications venant de l’extérieur du Market. A la vente de chaque application, Google prend une part de 30% comme Apple. Ça fait cher je trouve, mais au moins, il ne nous oblige pas à l’utiliser. Dans les options, vous pouvez spécifier que vous acceptez les sources externes.
Aller rechercher l’apk de la dernière version d’un logiciel sur github n’est pas très risqué mais assurez vous d’activer l’option uniquement quand vous en avez besoin. Certains malwares peuvent se faire passer pour l’Android Market et vous infecter, mais ils seront toujours considérés comme une source externe et donc bloqué.
Vous avez repéré une application gratuite sur un market externe alors qu’elle est payante sur l’android market ? Il y a surement une raison : elle est piratée. Par respect du développeur, évitez au maximum, 2€ n’est pas la mort pour une application. Je déconseille grandement mais si vraiment vous ne voulez pas payer, considérez à 2 fois les permissions. Si l’application d’origine ne faisait en effet que stocker des données de sauvegarde sur la carte SD, rien ne le garantit pour la version pirate. Privilégiez les applications open source et lisez bien les commentaires des gens. Soyez bon joueur, participez au système et laissez un commentaire quand vous êtes satisfait ou non de l’application. N’hésitez pas à contacter le développeur plutôt que le descendre en cas de bug.

Il existe aussi les malwares utilisant des failles dans le système. N’oubliez pas de bien mettre à jour vos applications et surtout le système de votre téléphone. Vous avez un mauvais constructeur qui ne met pas à jour votre android ? Après lui avoir envoyé un étron fumant par la poste, donnez une seconde vie à votre téléphone en installant CyanogenMod. Certains malwares ne touchent que certaines versions et vous serez plus sécurisés avec les dernières.

Comme pour tout, la liberté implique des risques. Si l’on autorise au gens à acheter des couteaux de boucher, il ne faut pas s’étonner que certains les utilisent pour tuer. Cependant, interdire tous les couteaux n’est pas une solution (désolé pour cette métaphore à deux balles).
Le fait de ne pas contraindre les gens à un market est globalement une bonne chose. Sous Windows les gens sont habitués à télécharger des applications à gauche à droite et oui ils ont des virus (tout comme des scripts malicieux sous linux sont possibles). Mais les gens qui réfléchissent un minimum n’ont pas grand chose à craindre. Montrez que vous savez encore réfléchir par vous même et ne vous laissez pas prendre !

Je conseille également la lecture du post de A lost packet qui donne une bonne liste de conseils

Profit, la serie qui aurait du cartonner

Il y a quelques temps, j’avais parlé de la série Sherlock peu de temps après sa sortie (j’attends d’ailleurs toujours la saison 2). Aujourd’hui bon dans le passé avec la présentation d’une série datant de … 1996 ! J’ai nommé : Profit.

Le boum des séries a commencé dans les années 2004-2005 avec Lost, Prison Break et compagnies. Manque de bol pour celles sorties avant ; à part quelques Friends et compagnies, beaucoup sont passées à coté d’un succès auprès du public international d’aujourd’hui, toujours plus avide de séries. Dans les grandes injustices du ce monde, je compte : la faim dans le monde, le succès d’apple et l’arrêt de Profit après seulement 8 épisodes. Explication :

Jim Profit est employé dans Gracen & Gracen, grosse multinationale très diversifiées. Suite à une crise cardiaque de son prédécesseur, Jim arrive vice-président du département des acquisitions. On découvre vite que derrière cet homme au look BCBG se cache un froid manipulateur qui ne recule devant rien pour obtenir ce qu’il veut. Chantage, mensonge, vol et j’en passe : tout est bon si cela lui permet de gravir les échelons du pouvoir chez G&G.

La série s’ouvre avec Profit faisant chanter une secrétaire pour obtenir les codes d’accès à des dossiers confidentiels en échange de son silence pour du détournement de quelques centaines de dollars servant à soigner la mère malade de celle-ci. Si avec ça on n’est pas fixé sur le personnage… On découvre en parallèle son passé trouble qui a fait ce qu’il est, rien de très joli.
Que faire avec cette secrétaire qui est inconfortable avec les magouilles de Profit ? Dans quel but séduit il la femme de son patron ? Qui a révélé ce scandale au sujet de cette filiale ? Est-ce que son prédécesseur est réellement mort d’une crise cardiaque ?

Chaque épisode est entrecoupé de monologues de Jim en voix off. Cela permet de comprendre l’état d’esprit dans lequel il se trouve et de rentrer vraiment dans la série. Ce personnage est un salaud profond mais on ne peut s’empêcher de l’admirer, de craindre quand il est en difficulté ou d’être désolé pour lui quand un de ses coups rate (temporairement évidement, il contrôle toujours tout). Il me fait penser à Dexter sans le coté « pour rendre le monde meilleur » et plus intelligent (disons le franchement, Dexter accumule les conneries compensées par une chance de cocu).
La série est considérée comme en avance sur son temps, ce qui expliquerait le manque de succès et l’arrêt de la production, un grand dommage.

Si vous aimez cette ambiance sombre dans un cadre un peu old school (quand on voit la gueule de l’informatique, on comprend que ça a 15 ans), je vous encourage à vous procurer cette série, un régal. Sur ce, je vais allez revoir le pilot en vous laissant les trailers pour ceux qui ne sont pas convaincu (j’adore la première).