Ils ont tué Docteur Who !

Avis à ceux n’ayant pas encore regardé le début de saison 7 de Docteur Who, comme dirait River, « Spoilers ». Je vous aurai prévenu, ne venez pas vous plaindre si le visionnage future de l’épisode a autant de saveur que des nouilles au micro-ondes.

Samedi soir, avec mon petit cœur plein d’espoir et quelques bières, je me suis branché sur la BBC et ai pu regarder le premier épisode de la septième saison de Docteur Who. Pour les impies, Docteur Who est une petite merveille de la télévision britannique existant depuis 1963. Dans un univers de science fiction sans grande logique (time travel) l’on retrouve le personnage du Docteur, attachant sauveur de l’univers, imprévisible, drôle et ayant une classe unique en son genre. Cela étant dit, je me suis assis devant la tv (première fois que j’étais content d’avoir plus que les deux chaînes publiques) et ai regardé mon épisode. A la fin, tel un homme des sables, je ne pouvais que laisser exploser ma colère en poussant des cris gutturaux, ils ont tué Docteur Who.

J’avais déjà des inquiétudes en voyant, sur la page Facebook de l’émission, les bandes annonces et images qui étaient régulièrement publiées. Ces dernières m’avaient laissé un sentiment très dubitatif et réveillé mon sonar à navets. Comme le veux le paradigme de Shwarzenegger, lorsque l’on a des flammes sur une affiche de film, la bouse pointe à l’horizon. Dans le cas de cet épisode, on pouvait supposer un étron auprès duquel même les défections de Dédé l’éléphant indien laisseraient un souvenir de fraîcheur.

Haaa mes yeux, je pleure du sang !

Bon plutôt que de critiquer les fonds d’écrans, que s’est il réellement passé dans l’épisode ?

Tout d’abord, l’on découvre le Docteur qui se fait capturer par les daleks sur Skaro en 2 minutes montre en main par une sorte de femme mutante dalek. On parle quand même de l’ennemi juré depuis toujours (voir plus) des daleks. Hop, emballé c’est pesé, un petit piège et le voila capturé, allez en prime on vous case le divorce d’Amy et Rory ainsi que leurs captures en une minute et demi supplémentaire (ils sont secondaires, on risque de se lasser). On découvre tout aussi rapidement que les daleks possèdent un parlement dirigé par un premier ministre dans sa bulle en verre. Pourquoi ? C’est pas comme s’ils avaient beaucoup de décisions à prendre à part exterminer l’univers… En plus on découvrira plus tard qu’ils n’ont même pas besoin de se rassembler pour échanger des informations, juste une grosse réunion pour la frime en somme.

Bon, je sais, mettre en évidence des incohérences dans le scénario Docteur Who, c’est comme reprocher à un marteau piqueur de faire du bruit. Téléportation et voyages dans le temps, pas possible d’être cohérent, I know. Seulement ici on touche à des symboles, les daleks, des machines à tuer sans aucune compassion avec une intelligence froide et efficace. On ne vient pas juste propulser des homme-daleks sur la terre qui sont plus efficaces que des siècles d’attaque sans un minimum de développement. Et non le développement ne viendra pas plus tard.

Tant qu’on en est à démolir le mythe des daleks, ils demandent de l’aide du Docteur. Pourquoi ? Pour désactiver un champ de force sur une planète contenant un asile de quelques millions de daleks fous. Pour résumer, un dalek fou est un dalek bon pour la casse. Ça reste une créature qui veut tout bousiller mais il fonctionne juste moins bien, une planète décharge en gros. Ils ne les tuent pas parce qu’ils ont trop de respects pour leur race que pour faire ça. Oui mais là ils deviennent dangereux donc ils changent d’avis, ils vont faire péter toute la planète à la place. C’est changeant un dalek… Champ de force qui ne se désactive que depuis l’intérieur bien entendu. Sauf que les daleks, ils ont peur des daleks fous et vont envoyer le Docteur faire le sale boulot à la place. On a donc des créatures qui enferment leurs congénères cassés et puis vont capturer leur ennemi juré et lui demander de l’aide pour tuer tous les prisonniers. WTF.

Quand je pense au bordel que c’est avec nos 150 députés, bonne chance daleks…

Avançons, avançons. Sur la planète, on se rend compte qu’en plus des dangereux daleks incontrôlables cassés, il y a des nano-particules qui transforment les humains (morts ou vifs) en homme-dalek mutants. Hop pas plus d’explications que ça. On se retrouve ainsi avec des squelette-dalek mutants qui courent après les gens et Amy qui menace de se transformer en dalek (et mourir accessoirement).

Et puis au milieu de tout ce brol, on a la scène dont cette effrayante affiche est tirée. Alors qu’un dalek veut s’auto-détruire pour tuer le Docteur, ce dernier active la commande marche arrière du dalek (oui tous les daleks sont équipés d’une commande marche arrière) et l’on obtient une grosse explosion au milieu d’un tas de daleks. Au milieu de carcasses fumantes, sort un docteur portant une Amy inconsciente l’air sérieux et satisfait de son massacre tel un Rambo après le déversement de Napalm matinal au Vietnam.. Non non et non ! Docteur Who n’est une histoire de super héros sans peur. Il doit y avoir du cœur, une âme, des sentiments, pas des bombes télécommandées !

Devant un tel manque de respect de symboles, on avance à un docteur qui s’en va libérer une femme qui ne s’était pas rendu compte qu’elle avait été complètement transformée en dalek, ce qui amène à quelques troubles de la personnalité (l’évolution supérieur de l’humain-dalek mutant: le dalek schizophrène). Après un petit discours à moitié émouvant (Math Smith nous a habitué à mieux), elle décide de se sacrifier et de désactiver le champ de force. Heureusement, les daleks dans leur parlement armés de missiles termo-nucléaires sont sympa, ils vont commencer par juste envoyer quelques missiles d’avertissement. On a donc cette scène qui semble être tirée d’un James Bond (les derniers, lorsque il boit de la bière plutôt qu’un Martini) avec le Docteur courant au ralentit au milieu des flammes. Une fois tout le joli monde sur un téléporteur qui traînait là (toujours mettre des téléporteurs dans une prison), les daleks vont lancer une dizaine de missiles qui, en deux secondes, réduisent la planète en poussière. Ben heureusement qu’ils avaient des missiles à gaspiller au début…

Hop dix missiles et plus de planète, y a pas à dire, plus efficace que les précédents.

Ah oui j’allais oublier. Le dalek schizophrène en a profité pour supprimer toute notion du Docteur du réseau d’information des daleks qui est partagé entre tous. Une belle requête SQL façon DELETE * FROM info WHERE name = 'Doctor' et le travail est réglé, TOUS les daleks ont oublié qui le docteur était. Les daleks sont à la mode et ont mit toutes leurs données dans le cloud (au prochain épisode, les daleks utiliseront des tablettes). On vous le répète depuis des années, il faut faire des backups ! Un petit hack tout con et bam, même les daleks a qui on a parlé il y a 2 heures nous ont oubliés (ils ont pas de cache). Tant qu’a massacrer un symbole de Docteur Who, autant le faire en profondeur.

Une fois que j’avais fini de me rouler à terre en pleurs, j’étais arrivé à la terrible conclusion suivante: le Docteur est devenu américain. Sur cette note effrayante, je regarde les épisodes futurs et n’espère même pas une amélioration : des dinosaures, des cowboys et Manathan. Ils ont tué le Docteur.

American Horror Story, une nouvelle série inhabituelle

Qui n’aime pas les séries TV ? Peu de monde à ma connaissance.
En dehors des grands classiques, j’aime essayer de dénicher des séries inhabituelles qui ne mériteraient qu’à être plus connues. J’espère ainsi que depuis mon dernier article série, vous avez tous regardé Profit (si non, arrêtez de lire et rendez-vous immédiatement à la plus proche médiathèque). Ces petites découvertes qui vous feront sortir du lots de ces moutons regardant How I Met Your Mother ou Big Bang Theory (bon j’avoue, je suis fan)

Aujourd’hui autre genre, nouvelle série : American Horror Story!

Cette série raconte l’histoire d’une famille « classique » : Ben le thérapeute, Vivien la femme au foyer, Violet l’adolescente dans sa période « dark » et le chien (si on commence à donner un nom aux chiens, où va le monde). Après avoir été surprit par sa femme alors qu’il couchait avec une petite jeune, Ben va tout faire pour essayer de se faire pardonner. Pour prendre un nouveau départ, rien de tel que d’emménager dans une nouvelle maison. Je dis maison, mais c’est plus un grand manoir qui, en raison de son passé sanglant, est devenu très abordable.

Beaucoup de gens sont, en effet, morts dans cette maison, des morts qui n’hésitent pas à venir visiter les nouveaux occupants de temps en temps en se mêlant aux autres personnages assez singuliers. Une bonne est ainsi vue comme une vielle avec un œil de verre par les femmes et comme une jeune en tenue provocante (par rien que la tenue est provocante d’ailleurs) par les hommes. L’on croise aussi la trisomique qui dit à tout le monde qu’ils vont mourir, le garçon qui rêve de tuer tous les gens de son lycée, un grand brulé qui veut se reconvertir dans la chanson, la voisine qui en sait beaucoup plus qu’elle ne veut le dire ou cet homme en tenue de cuire style SM qui apparait et disparait quand ça lui chante. Qui est mort, qui ne l’est pas ?

La bonne sous son apparence la plus... intéressante

Est-ce que cette série fait peur ? Contrairement à ce que dit son nom, non ! Il y a bien quelques moments stressants mais rien de vraiment effrayant. Le premier adjectif qui me vient à l’esprit pour qualifier l’ambiance est « glauque », le second est « prenante ». Il y a un sentiment de malaise permanent qui règne dans cette maison tel qu’on se demande comment les habitants ne sont pas encore fous (notez que ça ne devrait plus trop tarder). Au fur et à mesure des épisodes, l’on découvre le passé de la maison et des nombreux personnages externes. Le mystère ne se dévoile que lentement pour, en général, ne créer que plus de questions.
Le pilot est troublant, intrigant, intéressant mais c’est vraiment à partir du 3eme épisode (5 sortis à ce jour) que l’on est réellement scotché, quand l’on commence à comprendre ce qui se cache derrière les personnages secondaires.

Une série qui débute bien et qui devrait se dérouler sur au moins deux saisons. Je suis très curieux de voir comment la situation va évoluer dans les futurs épisodes.

Mon nouveau fond d'écran

Profit, la serie qui aurait du cartonner

Il y a quelques temps, j’avais parlé de la série Sherlock peu de temps après sa sortie (j’attends d’ailleurs toujours la saison 2). Aujourd’hui bon dans le passé avec la présentation d’une série datant de … 1996 ! J’ai nommé : Profit.

Le boum des séries a commencé dans les années 2004-2005 avec Lost, Prison Break et compagnies. Manque de bol pour celles sorties avant ; à part quelques Friends et compagnies, beaucoup sont passées à coté d’un succès auprès du public international d’aujourd’hui, toujours plus avide de séries. Dans les grandes injustices du ce monde, je compte : la faim dans le monde, le succès d’apple et l’arrêt de Profit après seulement 8 épisodes. Explication :

Jim Profit est employé dans Gracen & Gracen, grosse multinationale très diversifiées. Suite à une crise cardiaque de son prédécesseur, Jim arrive vice-président du département des acquisitions. On découvre vite que derrière cet homme au look BCBG se cache un froid manipulateur qui ne recule devant rien pour obtenir ce qu’il veut. Chantage, mensonge, vol et j’en passe : tout est bon si cela lui permet de gravir les échelons du pouvoir chez G&G.

La série s’ouvre avec Profit faisant chanter une secrétaire pour obtenir les codes d’accès à des dossiers confidentiels en échange de son silence pour du détournement de quelques centaines de dollars servant à soigner la mère malade de celle-ci. Si avec ça on n’est pas fixé sur le personnage… On découvre en parallèle son passé trouble qui a fait ce qu’il est, rien de très joli.
Que faire avec cette secrétaire qui est inconfortable avec les magouilles de Profit ? Dans quel but séduit il la femme de son patron ? Qui a révélé ce scandale au sujet de cette filiale ? Est-ce que son prédécesseur est réellement mort d’une crise cardiaque ?

Chaque épisode est entrecoupé de monologues de Jim en voix off. Cela permet de comprendre l’état d’esprit dans lequel il se trouve et de rentrer vraiment dans la série. Ce personnage est un salaud profond mais on ne peut s’empêcher de l’admirer, de craindre quand il est en difficulté ou d’être désolé pour lui quand un de ses coups rate (temporairement évidement, il contrôle toujours tout). Il me fait penser à Dexter sans le coté « pour rendre le monde meilleur » et plus intelligent (disons le franchement, Dexter accumule les conneries compensées par une chance de cocu).
La série est considérée comme en avance sur son temps, ce qui expliquerait le manque de succès et l’arrêt de la production, un grand dommage.

Si vous aimez cette ambiance sombre dans un cadre un peu old school (quand on voit la gueule de l’informatique, on comprend que ça a 15 ans), je vous encourage à vous procurer cette série, un régal. Sur ce, je vais allez revoir le pilot en vous laissant les trailers pour ceux qui ne sont pas convaincu (j’adore la première).

Sherlock la serie

Aujourd’hui j’ai regardé le premier épisode de la nouvelle série TV Sherlock dont le premier épisode est sortit fin juillet.

Encore une utilisation du filon des livres de Conan Doyle ? Oui mais originalité de celle-ci : l’histoire se déroule au XXIe siècle. Sherlock Holmes et le Dr Watson vivent toujours tous les deux au 221B Baker Street et aident l’inspecteur Lestrade dans des meurtres mystérieux mais cette fois ils utilisent smartphones, internet et relèvent les empreintes. Le Dr Watson revient bien de la guerre en Afghanistan, il ne s’agit simplement plus de la même guerre…

Attention, il ne s’agit pas, comme je le craignait au départ, d’un remixe des experts avec des personnages connus. L’on retrouve bel et bien l’esprit de déduction de déduction via la simple observation que l’on aime tant chez le personnage. La première rencontre entre Holmes et Watson vaut vraiment le détour. Je n’ai pas réussi à trouver d’extrait à vous montrer malheureusement.

Les réflexions de Holmes sont montrées par des flash ou des mots apparaissant à divers endroit de l’écran. Il faut parfois s’accrocher quand il donne des explications et j’ai du rapidement me rabattre sur des sous-titre en français parce que mon anglais ne suivait plus.

L’humour est au rendez-vous avec les petites remarques cinglantes de Sherlock. Le personnage de celui-ci rappelle assez fort Robert Downey dans le film sortit l’an passé (très bon aussi, je conseille à ceux qui ne l’ont pas vu). La musique me semble aussi assez similaire (très chouette).

On sent sans doute parfois que le réalisateur à voulu trop montrer le changement d’époque. La victime a écrit un mot sur le sol, elle possède un smartphone pouvant aller sur internet, c’est donc le mot de passe de sa messagerie et elle a laissé un indice dans ses emails. Mouhai bof quoi…
Sinon pas d’ADN ou empreintes dans tous les sens, ouf on a éviter le pire.

Les épisodes sont longs (1h30) mais peu nombreux (3 pour la saison 1). On se rapproche plus du téléfilm que de la série mais ça fait toujours plaisir de suivre une histoire un peu développée.
Je conseille à tout ceux qui ont 4h30 de libre, aiment l’esprit de déduction du grand détective et ne sont pas trop regardant sur le non-respect de détail tel que l’époque.
Les deux directeurs de la série n’en sont d’ailleurs pas à leurs premier coup du style puisqu’il a déjà produit Jekyll qui est une série en 6 épisodes des aventures de Dr Jekyll et Mr Hide en 2006. Bon ils viennent de trouver un filon et compte bien l’exploiter.
Un de ces deux brave homme participe d’ailleurs à l’écriture du scénario du film de Tintin fait par Spielberg. et Peter Jackson. Pas peur de s’attaquer à des monument en tout cas !

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